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 Mon troisième livre

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kristie
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MessageSujet: Mon troisième livre   Jeu 26 Avr - 19:22

voilà, écrit, relu, corrigé (j'espère totalement) et envoyé sur le site de Nouvelles plumes

http://www.nouvellesplumes.com/

Le titre: Aux quatre veines


Résumé: 

On retrouve un cadavre dans une vieille maison avec une particularité dérangeante, un masque de chair a été déposé sur le visage du mort. L’enquête s’annonce difficile pour la commissaire Cécile Boissel, surtout qu’un autre meurtre est commis peu de temps après. Les pistes mènent à des impasses et l’intervention d’un profiler célèbre, Paul Delaporte, va éclairer d’un nouveau jour  les investigations sur des scènes de crime d’inspiration gothique.

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kristie
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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Jeu 26 Avr - 19:23

Chapitre 1 Cécile
 
 
 
Les affaires courantes tournaient à plein régime. Elle regarda le planning sur son ordinateur et décida de remplir les dossiers en retard. Autant en profiter, elle avait du temps devant elle, c’était si rare. Pour une fois, si aucun coup de fil ne venait l’interrompre, elle finirait enfin le travail administratif à peu près en temps et en heure.
Ce n’était pas son fort. Elle préférait le terrain, mais en acceptant de gérer le commissariat, elle savait qu’elle aurait cette corvée-là en plus. Dans son bureau, on n’entendait que le léger cliquetis des touches de son clavier et quelques murmures à l’extérieur dans le couloir. Des cases à remplir, des chiffres à apposer, des noms, des lieux, des rapports… Enregistrement, impression et signature.
Et elle recommençait.
L’un de ses lieutenants passa la tête vers dix-huit heures pour lui signaler son départ.
« Pas de problème, c’est calme, on en profite. À demain, Mélanie.
- À demain, commissaire. »
Elle regarda à nouveau l’écran, jeta un œil furtif sur son portable. Un message de son mari.
« Tu rentres quand ? »
Encore un dossier et elle serait à jour.
« D’ici une demi-heure, je pense. »
Elle passerait une douce soirée au calme sauf si un appel intervenait cependant, le coin était tranquille. Elle était heureuse de retrouver sa ville natale après avoir fait quelques années à Paris. Certes, elle avait l’impression d’être planquée mais ce n’était pas grave pour elle, elle pouvait enfin être une maman à mi-temps au lieu d’une mère absente. Elle avait réussi à récupérer une partie de l’enfance de ses deux enfants et elle suivait un peu plus leur scolarité à présent.
Elle mit en veille l’ordinateur et rangea son bureau. Elle détestait le voir encombré. Elle jeta les gobelets en plastique, aligna les dossiers, remplit son pot à crayons et frotta son sous-main avec un mouchoir en papier. Elle versa un peu d’eau de sa bouteille à la petite plante verte posée sur une extrémité. Elle adorait cette succulente offerte par une de ses filles pour la fête des Mères dans un pot de yaourt en verre, entouré par un cordon en coton bleu. Des coccinelles en bois étaient collées dessus. Elle n’avait pas la main verte, en général, toutes les plantes qu’elle avait mouraient à plus ou moyen terme. Pas celle-là, elle résistait depuis deux ans et elle la bichonnait tant qu’elle pouvait.
Elle sortit alors en saluant son équipe de jour relativement détendue par l’ambiance. Quand elle fut mutée ici, les policiers avaient vu au début d’un mauvais œil l’arrivée d’une femme, mais lorsqu’ils avaient su qu’elle était du coin, les tensions sexistes s’étaient estompées. Le fait de connaître la famille de certains ainsi que la région avait compté. Quelques recadrages fermes et tout roulait depuis.
Une fois dehors, elle respira lentement l’air frais du soir. Pas grand monde dans la rue, la nuit tombait sans se presser et le trottoir noircissait à peine. Elle récupéra sa voiture et décida d’éteindre la radio qui s’alluma en même temps que le démarrage.
Elle voulait du calme.
 
« Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
- Qu’importe, ce qu’il y a dans le frigo.
- Justement, il n’y a pas grand-chose à l’intérieur. »
Son mari se tenait devant le réfrigérateur, l’air dubitatif. Il savait qu’il ne fallait pas trop compter sur sa femme pour faire les courses et il n’avait pas eu le temps de passer au supermarché. Il ouvrit le congélateur et trouva des pizzas surgelées. Très bien. Il se sentait désolé de n’avoir rien d’autre à offrir pour organiser un dîner sympa en famille, mais il s’était habitué à l’imprévu. Quand on vivait avec un commissaire, pas le choix. C’était lui qui s’était un peu sacrifié sur ce coup-là. Malgré cela, il aimait sa vie réglée autour de ses enfants et accessoirement de sa femme. Il se rendait aux conseils de classe, les conduisait pour leurs activités diverses. C’était lui que l’on connaissait à la sortie de l’école. Heureusement que son métier d’enseignant lui laissait de la marge de manœuvre.
Enfin assises à table, les deux filles se jetèrent sur la pizza, affamées, tout en racontant leur journée forcément exceptionnelle. Elles parlaient de tout et de rien, d’une voix pointue.
Cécile les regarda en sirotant un verre de vin italien. Elle profitait de ces quelques heures volées à son travail. Elle posa la main sur la cuisse de son mari en souriant. Les pizzas à peine terminées, les sœurs se sauvèrent dans le salon. Ils restèrent tous les deux à finir leur verre.
« Et ta journée ?
- Tranquille cette fois. Pas d’agression, pas de vol, juste une bagarre devant le café de la place entre deux hommes ivres. J’ai pu remplir mes dossiers paisiblement. Et toi ?
- Rien de bien neuf au collège. J’ai fait beaucoup d’évaluations, les conseils arrivent bientôt. Tiens, c’est moi qui organise le voyage à Verdun cette année avec Jean-Phi, on va se marrer.
- Tu ne vas pas t’ennuyer au moins durant le trajet.
- Pas d’inquiétude là-dessus. En plus, on n’emmène pas les trois pénibles, ils seront intégrés à d’autres classes.
- Ils vont les pourrir.
- Chacun son tour ! Pas d’appel d’urgence ce soir ?
- Pas pour l’instant et j’espère que ça va durer au moins jusqu’à demain matin. J’ai envie de dormir cette nuit. C’est Buisson qui tient la boutique, il ne m’appellera que s’il y a un gros coup.
- Soirée à deux ?
- Soirée à deux ! »
 
Il y avait de la pluie qui tombait à torrents, elle entendait le crépitement constant sur le toit de la maison familiale. À l’intérieur de sa chambre d’enfant, elle se cacha sous les draps, car elle avait peur de l’orage. Puis son frère l’emmena dans le jardin et il ne pleuvait plus. Au contraire, un grand soleil brillait et elle avait très chaud. Elle était plus âgée et sa fille aînée était assise sur une chaise de jardin. Un chien se jeta sur elle en jappant. C’était chouchou, son chien préféré au milieu des autres qui tournaient autour de la famille. Mais quelqu’un sonna alors à la porte, elle se mit à courir vers elle en remontant l’allée et…
Une sonnette.
Une sonnerie.
Une sonnerie de portable.
Son téléphone sur la table de chevet la réveilla tout à fait. Elle avait cette capacité de passer de l’état de veille à l’éveil en quelques secondes. Elle décrocha.
C’était Buisson. Une voiture venait la chercher en vitesse. Un meurtre. Horrible.
Son mari releva lentement la tête, les cheveux en bataille, l’esprit encore embrumé.
« Tu pars ? Il est… hum… quatre heures du matin…
- Un meurtre, je dois y aller.
- Un meurtre ? Ici ? C’est une blague…
- Rendors-toi, je t’appelle dès que je peux. »
À peine le temps de prendre une douche qu’une voiture klaxonna devant chez elle. C’était Mélanie au volant, les traits tirés, à demi-endormie. Elle regarda la rue quelques secondes, la nuit était encore présente et aucun bruit ne venait distraire le silence. Elle entra dans l’habitacle glacial. Mélanie habitait à quelques pâtés de maisons de là, l’auto n’avait pas eu le temps de chauffer.
« Salut, c’est où ?
- Bonjour ou bonsoir, je ne sais pas trop. Vers l’autoroute, juste avant de prendre la voie rapide. C’est la dernière maison si j’ai bien compris.
- Elle est isolée ?
- Un peu à l’écart, mais c’est un voisin qui nous a prévenus. Son chien aboyait depuis des heures. »
Un meurtre, un chien qui hurle, une maison isolée. Pour l’instant, les éléments étaient épars et elle bâilla en s’étirant.
« On est sûr que c’est un meurtre ? Ce n’est pas un accident ?
- Euh, non, commissaire, ça ne peut pas être un accident. C’est… glauque.
- Genre ?
- Genre pas beau du tout… »
Elle soupira. Sur Paris, elle en avait vu des vertes et des pas mûres et elle ne résistait jamais. Autant elle pouvait voir les photos de cadavres, autant être en présence du corps sous les yeux était toujours un choc. L’odeur, l’atmosphère, les chairs abandonnées, les souffrances que l’on supposait la tétanisaient. Plusieurs anciens collègues lui avaient dit que cela passerait avec le temps et l’expérience, mais c’était faux. Elle continuait d’avoir des nausées à chaque fois jusqu’à vomir de temps en temps.
« Qui est là-bas ?
- Toute l’équipe et la police scientifique.
- Déjà ? On m’a prévenue tard…
- Buisson a hésité.
- Il n’hésitera pas la prochaine fois. »
Elle sentit que le ton qu’elle utilisait était cinglant. Après tout, elle chapeautait une équipe et un meurtre d’envergure avait des priorités dans l’ordre des appels. Elle d’abord. C’était avec ce genre de détails qu’elle se rendait compte qu’elle avait encore un peu de travail pour que l’on reconnaisse sa place. Rien n’était jamais acquis.
« Stop ! On s’arrête deux minutes, ils attendront de ce fait. »
Mélanie pila devant un café éclairé. Une grande entreprise où les équipes tournaient en trois-huit se situait juste à côté et le patron ouvrait tôt durant les changements. Les deux femmes entrèrent en saluant les gens accoudés au bar et demandèrent un café. Les ouvriers les regardaient sans réel intérêt, ils bavardaient tranquillement, en sirotant des petits noirs, des verres de vin ou des bières.
Le café était brûlant, mais il fut vite bu. Cécile se sentit mieux et elle remarqua que l’inspectrice semblait se réveiller. Elle acheta deux croissants qu’elle prit dans une panière.
« On y retourne. »
Mélanie sourit. Le ventre plein, la commissaire tiendrait le coup. Peut-être. Selon Buisson, le choc allait être brutal. On connaissait sa faiblesse devant une scène un peu sanguinolente. En même temps, entre Raphaël et Jean-Paul, ils pourraient faire un concours de sensibilité au sang. Les hommes se moquaient d’elle en douce alors qu’ils ne valaient pas mieux.
Elles traversèrent la petite ville endormie en grillant le moindre feu ou stop. Au bout de cinq minutes, la voiture se retrouva à la sortie de l’agglomération et les champs remplacèrent les alignements de maisons. Tous les cent mètres, on trouvait une grande bâtisse sombre avec des dépendances qui s’allongeaient vers les terres cultivées, entourée de murs ou de palissades. Elles arrivèrent à un rond-point perdu au milieu de nulle part. À droite, c’était l’accès vers la voie rapide et en face une jolie route se transforma bientôt en une ruelle remplie de nids de poule qui menait à un village voisin à quelques kilomètres de là.
Les lumières bleues tourbillonnantes des voitures de police éclairaient l’endroit en une sorte de demi-jour qui annonçait de manière lugubre l’aube à venir. Mélanie s’arrêta sur un trottoir défoncé. Elles sortirent toutes les deux dans la foulée. Il y avait du monde partout, ça grouillait littéralement de flics, plus qu’il n’y en avait dans la brigade et aux alentours.
« D’où viennent-ils ceux-là ?
- Euh… L’info a circulé vite et beaucoup de collègues sont là…
- Pour voir. OK, Mélanie, tu règles le problème avec Jean-Paul, que l’on évacue les lieux. Ne doivent rester que ceux qui ont leur place. »
Un grand barbu s’approcha d’elle, la salua et l’emmena vers la maison.
« Raph, tu me fais un résumé ?
- Voilà, l’homme vivait seul ici, on le connaît peu dans le coin, il n’emmerde personne, enfin, n’emmerdait personne. Il a un chien, un berger allemand attaché là-bas dans le jardin. Il a aboyé toute la nuit. L’un des voisins en a eu marre et il est venu taper à la porte pour l’engueuler. Il est passé derrière et il a détaché le pauvre chien qui tirait comme un dingue sur sa chaîne. Il s’est jeté alors sur la porte arrière en hurlant. Le voisin s’est inquiété de son comportement. Il a cassé la vitre et est entré. Il a cherché le proprio et quand il l’a trouvé… ben, il est sorti vomir tripes et boyaux.
- C’est si moche ?
- Ouais.
- Bon, il faut que j’aille voir… »
Elle s’arrêta devant le seuil, jeta un œil à l’inspecteur qui semblait encore pâle et après une grande inspiration qu’elle regretta dans la foulée, elle entra à la suite de Martin qui dirigeait la police scientifique. Avec tout l’équipement sur elle pour ne pas polluer la scène de crime, elle se retrouva à l’intérieur. Il sourit en lui ouvrant le passage. La maison était triste à pleurer, le couloir qu’elle traversa était tapissé d’un papier peint des années soixante-dix, de gros motifs marron et orange qui s’entrecroisaient. Le sol était un carrelage affreux composé de petits carrés blancs et noirs, une grande partie était cassée ou fendillée. La lampe nue donnait une impression d’abandon. Martin la dirigea vers un escalier étroit et sombre qui grinça lorsqu’ils montèrent. Un employé de la scientifique s’apprêtait à descendre, mais il dut se glisser dans une chambre, le temps de laisser circuler les deux personnes.
« Vous avez mangé quelque chose ?
- Un croissant chez Paulo en passant.
- Vous avez eu raison. Ce sera plus facile. Je suis derrière vous au cas où.
- Merci, Martin, vous êtes un ange. »
Elle lui sourit. Martin Verhaegen était toujours adorable avec elle. Il faisait mentir la réputation de la police scientifique que l’on disait prétentieuse. Certains affirmaient qu’il la draguait à l’ancienne, faisant une cour discrète à coup de services rendus, de petits cadeaux pas chers afin que ce ne soit pas étonnant, mais suffisamment ciblés pour qu’elle en soit touchée. C’était un célibataire endurci et délicat, surtout avec elle.
Elle essaya de ne penser à rien sauf au fait que tout ce qu’elle voyait était factice, un décor de cinéma et qu’elle était juste une caméra, sans sentiment, totalement neutre. Un accessoire. Ainsi, elle maîtrisait mieux ses nausées.
La chambre était aussi glauque que le reste, le logement de quelqu’un qui se fichait royalement de la décoration et de la propreté. Un lit avec des montants en bois au milieu d’une pièce tapissée de vert foncé, une armoire massive sans miroir sur la gauche et une fenêtre fermée par une persienne sale et couverte de toiles d’araignées noires qui pendaient. La lampe toujours nue ne devait éclairer qu’à peine, les policiers avaient dressé un gros projecteur pour mieux voir.
Et elle voyait très bien.
Elle sentit immédiatement que le croissant avalé tout à l’heure voulait prendre le chemin inverse et elle dut se concentrer deux fois plus pour le maintenir à sa place. Le cadavre était là, sur le lit, dans l’attitude d’un mort à l’intérieur d’un cercueil. Il était vêtu d’un costume à l’ancienne, une redingote certainement, les mains jointes sur le torse portaient des gants en cuir fin et les chaussures semblaient de prix. Il tenait une fleur serrée entre les doigts, un chrysanthème jaune. Le lit était propre avec des draps blancs tendus. Sur la table de chevet, une grosse bougie allumée créait une ambiance de recueillement. Une certaine harmonie se dégageait de l’ensemble sauf le visage, horrible et ensanglanté.
Cécile s’approcha lentement en retenant son souffle. Il traînait une odeur agréable tout autour de l’homme, comme s’il avait été embaumé, dissimulant un peu celle nauséabonde de la décomposition. Elle avait l’impression de sentir la cannelle et le safran mêlés au sang. Martin se pencha aussi.
« Tout va bien ?
- Non, mais on fait avec. C’est quoi sur son visage ?
- Un autre visage. »
Elle se retourna vers Martin avec dégoût. Elle voyait bien une sorte de pellicule un peu transparente sur les traits, mais elle n’aurait pas su dire ce que c’était sur le moment.
« Un vrai visage ?
- Oui, hélas.
- Il est tellement recouvert de sang… J’avais espéré quelque chose comme un film…
- Et il est féminin.
- Comment le sait-on ?
- La pilosité, les sourcils, la texture de la peau. »
Un visage féminin découpé sur un visage masculin. Elle emprunta sous l’œil étonné de Martin une pince à épiler et souleva délicatement la fine pellicule de peau. Tout était sanguinolent et l’on voyait à peine les traits de l’homme en dessous. Par contre, ses yeux grands ouverts étaient effrayants. Il avait vu la mort en face.
Lâchant la pince, elle sortit alors précipitamment de la pièce, bousculant un acolyte de Martin et courut vers l’extérieur pour respirer. Elle avala à grande goulée l’air frais du matin. L’aube se levait au loin formant une fine ligne rosée sur l’horizon. Le ciel était sans nuages et d’une pureté incroyable. Elle savoura ce moment comme si c’était la première fois, tentant d’oublier le spectacle qu’elle avait vu. Elle ferma un instant les yeux et le visage apparut à nouveau. Elle les rouvrit très vite, désespérée, buvant l’aube de tout son être. Une main se posa délicatement sur son bras.
« Bon, vous pouvez revenir ? Ça va mieux ?
- Oui, j’arrive, Martin. »
Elle reprit encore un peu d’air frais.
« On doit à présent chercher le second cadavre.
- Hélas, oui, il est dans les parages, car la peau n’est pas dégradée. »
Elle rejoignit son équipe. Elle en avait assez vu pour l’instant, elle s’instruirait avec le rapport de l’autopsie. Il fallait d’abord savoir le plus de choses sur cet homme. Ils étaient tous choqués de la scène et restaient plantés devant le domicile, laissant la scientifique faire son travail. Raphaël avait des papiers dans les mains qu’il consultait.
« Raph ?
- Alors, selon tous ces trucs, il s’appelait William Legrand, sans profession, il avait trente-quatre ans. Je vais creuser auprès des voisins, même si à première vue, il ne les fréquentait pas.
- Et le deuxième cadavre ?
- On a fait le tour de la maison, rien. On a envoyé une équipe dans les dépendances au fond du jardin.
- Il faut continuer. Pas de cours d’eau par ici, Jean-Paul ? »
Ce dernier était le plus âgé et passait son temps à se balader dans les environs dès qu’il pouvait. Il était chasseur aussi et maîtrisait la nature. On comptait souvent sur lui pour des renseignements sur le terrain. Il était encore un peu pâle lorsqu’elle le regarda. Il observa les lieux afin de se repérer puis se décida à répondre.
« Non. »
À ce moment, le berger allemand gémit près d’eux, tenu en laisse par un policier.
« Quelqu’un devrait s’occuper du chien…
- Dire qu’il a dû voir la tête de l’assassin.
- Allez, on refait un tour, vous secondez les équipes, fouillez-moi le coin à fond : que l’on retrouve la propriétaire du visage ! »
Cette phrase sonna étrangement à ses oreilles dans l’air du matin. Elle ne put réprimer un frisson en songeant qu’un autre corps les attendait au cœur de cette nature, pressé qu’ils le découvrent.

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Sam 28 Avr - 19:47

  Ca commence bien... exactement le genre de livre que j'adore !!!
Il faut quand même que je lise le 1er avant .
Je m'y colles dès que j'ai fini la série des "Héros de l'Olympe" (Percy Jackson et autres demi-dieux) que j'ai emprunté à ma fille

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Sam 28 Avr - 21:57

Bonne lecture alors des Percy Jackson 

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Sam 28 Avr - 22:13

Merci

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Dim 29 Avr - 2:24

Kate , Kristie a eu la bonté dem'envoyer son premier livre par moyen électronique , je suis resté tellement scothé que je l'ai lu en l'espace de 2 nuits . QUi aurait cru que le meurtier en série est .... mais je n'en dirais pas plus

Bravo Kristie , ce deuxième policier , s'annonce tout aussi intéressant , voilà que je connais 2 écrivains à présent . Je dix deux  car un ami qui habite à 200 m à vol d'oiseau de chez moi en Thaîlande a écrit plusieurs bouquins , il était journaliste à Ouest France avant de venir s'installer ici avec son épouse . Son nom est Jean-Jacques Depaulis , tape le sur google et tu vas tomber sur son site .

Par contre vu ma dépression je n'ai pas lu ton deuxième livre , tu peux me le pousser comme le premier , merci d'avance Kristie

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Dim 29 Avr - 14:18

Ton ami est l'auteur de ce livre ?

Pour les livres, je suis traditionnelle : je préfère la version papier. Le seul moment où je lis, c'est le soir dans mon lit avant de dormir... et pour ça, le PC n'est pas pratique et je ne veux pas de tablette. J'aime tourner les pages.
En plus, Kristie me dédicace ses livres... alors après, je peux frimer du genre : "oui, je connais l'auteur"

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Dim 29 Avr - 16:22

Oui tout a faitkate  il a écrit ce livre au moment ou tous les russes pleins aux as venaient s'installer sur la côte d' azur mais il en a écrit d'autres 2 ou 3 autres

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Dim 29 Avr - 18:00

Oui j'ai vu qu'il avait écrit aussi 2 livres sur Chirac

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Lun 30 Avr - 0:32

Je ne connais pas, je vais regarder ça.
Pour mon deuxième, je vais voir jaja, car je n'ai pas la version électronique, je vais essayer de convertir mon fichier word.

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Lun 30 Avr - 2:48

Kristie si tu ne peux pas le faire , je suis en Alsace pour 1 mois à partir du 18 mai et tu pourrais m'envoyer un de tes livres dédicacés ce qui me plairait bien. Je passerais à la banque demander un chèquier , à moins que tu aies un moyen de paiement électronique et dans les deux  cas tu peux l'envoyer chez ma soeur ou je vais passer la première quinzaine , je te mettrais son adresse  . En attente de ta réponse , gros bisous

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Lun 30 Avr - 21:58

si tu veux je peux te résumer le 2eme  

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Lun 30 Avr - 23:50

jaja a écrit:
Kristie si tu ne peux pas le faire , je suis en Alsace pour 1 mois à partir du 18 mai et tu pourrais m'envoyer un de tes livres dédicacés ce qui me plairait bien. Je passerais à la banque demander un chèquier , à moins que tu aies un moyen de paiement électronique et dans les deux  cas tu peux l'envoyer chez ma soeur ou je vais passer la première quinzaine , je te mettrais son adresse  . En attente de ta réponse , gros bisous

Bah, on va s'arranger, j'y réfléchis

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Mar 1 Mai - 15:50

J'ai parlé avec JJD n on l'appelle comme , c'est plus rapide , il m'a dit qu'il passait beaucoup de temps sur Facebook rt qu'il écrivait des articles plutôt à tendance politique . Tu peux le contacter sous le même nom (Jean-Jacques Depaulis) , je lui ai dit que tu t'aooelais Kristie, cela devrait suffir pour entrer en contact , il ezt également passionné de théatre comme toi , bref cela devrait bien se passer

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Mar 1 Mai - 23:24

Merci, Jaja!

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Mar 15 Mai - 22:12

Je n'ai pas de moyen électronique, si tu peux avoir un chèque, ça m'arrangerait.

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   Mer 16 Mai - 11:06

Ok Kristie , j'ai retrouvé mon dernier chéquier et même s'il date les chèques sont forcément valables par contre ce serait sympha de me dire quel montant je dois mettre , merci d'avance Kristie

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MessageSujet: Re: Mon troisième livre   

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Mon troisième livre

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